FRANCOIS-HENRI AUX ETOILES LIVE REPORT

Paris, le 9 décembre, le temps est très froid et pluvieux. Mais malgré cette météo repoussante, je suis très motivée pour aller voir chanter François-Henri aux Etoiles pour son premier concert parisien en tête d’affiche. L’artiste a fait monter le curseur très haut, il a envie de rencontrer son nouveau public, qu’il a à peine effleuré au moment de l’émission The Artist. Très présent sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram, il a souvent exprimé son envie de dialoguer avec son public. Il a d’ailleurs partagé les répétitions et quelques images de son studio. Le point d’orgue a été de dévoiler la pochette de l’album « Nouvelle Ville », jusque-là disponible en streaming, en une version album vinyle à l’occasion de ce concert. Le disque est de couleur blanche comme son costume de scène, qu’il promet de dédicacer après son concert.  J’avais déjà partagé tout le bien que je pense de cet artiste, de sa musique dans cet article (A LIRE ICI) et franchement l’épreuve du live me semblait très importante. Mes attentes étaient de voir François-Henri dans l’énergie, le partage, de ne pas rester vissé à son piano et de découvrir sa vraie personnalité derrière l’image un peu lisse qu’il peut projeter. Puis, c’est aussi la promesse de redécouvrir ses chansons arrangées spécialement pour la scène, avec peut être des invités ou écouter de nouvelles chansons.

Quand j’arrive aux Etoiles, je suis en avance. La salle est un peu vide, le merch est déjà prêt et j’en profite pour me procurer cet album vinyle dont il a tant parlé. Le public arrive au fur et à mesure dans la salle. C’est plutôt un public jeune, de trentenaires, et par ci- par là, quelques personnes plus seniors. Il y a ausii le public fait d’amis et de la famille de François-Henri venus soutenir en force l’artiste, mais aussi un public de fans, et du milieu de la musique comme Didier Varrod (qui l’a déniché, et qui est devenu Artiste France Bleu « Révélation 2020/2021), des artistes de l’émission The Artist. Ce public très diversifié est plutôt bon signe.

La scène tombe dans le noir vers 20h45 avec l’arrivée de la première partie, Leslie Medina. Elle est comédienne et a été révélée dans plusieurs téléfilms, et le film Camping 3 et Mon Poussin. Elle ajoute une nouvelle cordeà son arc en tant qu’interprète. C’est une artiste que je découvre pour la première fois sur scène, je comprends aussi que c’est la même chose pour elle sur cette scène parisienne  des Etoiles.

Elle vient chanter et dévoiler les compositions de son premier EP « Bon courage » qui sera publié le 28 janvier 2022. Elle est accompagnée d’une instrumentiste, Alix (guitare  basse et claviers). Elle démarre par la chanson « Sous Emprise », une chanson très rythmée, très Dance,  alors que le texte est plutôt grave, parle d’une femme sous emprise. Elle est vêtue tout de rouge imprimée, façon vintage, d’un haut court, et d’une mini jupe qui met en valeur son physique de jeune femme. La voix est jolie, un peu cassée, dans une tonalité grave,  et très agréable à écouter. Son background d’actrice est un atout, qui lui permet d’être assez à l’aise sur scène, elle s’exprime avec sincérité sur la voix musicale qu’elle a choisi et présente ses chansons de façon argumentée et cohérente avec son parcours personnel. La  prestation scénique est  plutôt très convaincante. Le titre « Encore Heureux » par sa belle mélodie et son texte m’a bien plu. Elle chante également un titre inédit « T’iras Où » (dont elle ne sait pas si il figurera sur l’album) , et  qui traite  du manque de confiance en soi (dont pourtant elle ne semble pas manquer).

Retrouver Leslie Médina sur les réseaux sociaux : Instagram – FacebookTwitter

Tout comme le premier titre, c’est assez dansant avec un texte sur la fragilité. Ses fans sont venus en nombre et reprennent ses chansons depuis la fosse. La chanson « Venise » qui est déjà publiée en single, parle sur le devenir  d’une relation amoureuse qui s’étire en parallèle de ce voyage désiré à Venise sous les eaux. Ce  titre aux claviers m’interpelle un peu plus car il me semble plus authentique, personnel et sensible. La chanson « Matrie » est orientée plutôt sur le mouvement récent de la libération de la parole des femmes avec #metoo et l’espoir affirmé que la place des femmes soit différente et en avant. Le titre « Matrie » est la version féminisée de la Patrie et de ses enfants qu’elle divise en genres. Le titre me semble très percutant et visionnaire. La dernière chanson « Amours imaginaires » qui sera son prochain single, développe l’idée d’amour très virtuel où elle décide des plaisirs qu’elle y trouve. C’est plutôt osé et original. Leslie Medina est une jeune et jolie femme qui met en avant ses valeurs féminines et féministes à la fois, qui parle d’amours fragiles tantôt mélancoliques et tantôt énergiques. Il faut dépasser la posture esthétique de cette chanteuse en devenir et accorder une vraie écoute d’un futur premier EP qui s’annonce très prometteur, tout comme sa performance live aux Etoiles. J’espère que 2022 verra l’éclosion de cette superbe chanteuse au talent affirmé.

Après cette première partie très joyeuse, dansante et rempli de bienveillance, c’est au tour de François-Henri  de monter sur la scène des Etoiles. Le concert affiche complet (avec une capacité de 500 personnes).  Il arrive par le côté de la scène et vêtu d’un costume blanc, celui de son disque, arborant un immense sourire, les bras levés, il salue la foule. Il est accueilli par un public hyper chaleureux et qui le porte déjà telle une rock star. Beaucoup de bruit, de personnes qui crient son nom, des applaudissements très nourris, il est déjà ovationné alors qu’il n’a même pas encore chanté. La soirée promet donc d’être festive et intense avec ce super accueil. François-Henri   prends le temps de saluer son public comme sur scène de théâtre, puis s’installe directement derrière son piano blanc.

Nous avons droit à une superbe intro instrumentale au piano sous de très belles lumières, avant qu’il interprète le premier titre « Nos Initiales ». Pas de réelle surprise, c’est le François-Henri  qu’on connait à son piano, bien droit, les mains glissant sur cet instrument qui a changé sa vie. Il est incroyablement très à l’aise, je ne perçois presque aucun trac, et la volonté d’interpréter ses chansons différemment qu’en studio. Je suis assez subjuguée non seulement par la chanson mais aussi cette sérénité qu’il arrive à transmettre. Il enchaîne avec la chanson « Parler à Personne ». Visiblement, cette chanson est un déclencheur. Ce single interprété à la TV a visiblement fait des émules. Certaines personnes devant la scène reprennent la chanson à tue-tête, encouragé par François-Henri   lors du refrain. La soirée est vraiment lancée. Pour moi, c’est un peu perturbant dès les premières chansons de voir un public si impliqué. J’ai souvent l’habitude de voir en concert le public rentrer tout doucement en communion avec l’artiste. Ici c’est loin d’être le cas, comme si il avait été attendu avec beaucoup de ferveur. Sous les vivats, François-Henri   termine son premier titre. Il se lève et dialogue immédiatement pour nous proposer une nouvelle chanson, debout sur scène.

Je suis à la fois contente et soulagée de le voir ainsi face au public, très en demande de l’artiste et de le voir lui très heureux de ce partage, sans l’intermédiation constante de son instrument. Visiblement, cette fois-ci, le trac est là, car il se reprend à deux fois avant de démarrer la chanson tout en demandant si nous allons bien. Cette nouvelle chanson s’appelle « La Belle et la Fête », clin d’œil au conte version 2021. C’est une chanson dansante avec laquelle François-Henri  découvre ses talents de danseur avec une petite chorégraphie improvisée sur cette chanson. Il avait expliqué en interview qu’il adorait danser, et visiblement c’est le cas. Il est très à l’aise sur scène pour tournoyer et faire quelques pas de danse. La chanson est une histoire d’amour sans issue mais qu’il transmet sur un air de fête. D’ailleurs,  il danse jusque devant piano avant de la terminer sur le clavier ; cette chanson est vraiment chouette, avec un côté chanson d’été, que j’imagine très bien sur son prochain futur  album.

Pas de temps de morts sur ce concert, François-Henri  s’installe à son piano et égrène les notes d’un air bien connu avant de lancer « Je commence par la mélodie, comme ça vous la reconnaissez». Et blagueur, il rétorque « Jul ». Rires.  C’est le moment de la reprise. François-Henri  avait demandé sur les réseaux sociaux quel titre son public souhaitait voir reprendre sur scène. Il y a eu beaucoup de retours et des propositions très variées et l’une d’elle était la chanson de Johnny Hallyday (composé à l’époque par Michel Berger, coïncidence, je ne crois pas !) « On a tous quelque chose de Tennessee ».

C’est le délire dans le public qui reconnait instantanément la chanson, et c’est aussi un des moments forts du concert. François-Henri  n’est jamais aussi bon que lorsqu’il reprend des chansons qui ont bercé son adolescence, qui le touche et qu’il souhaite rendre hommage aux artistes qu’il a écouté plus jeune. Cela semble être le cas pour cette reprise. Cette version piano-voix le trouble au point qu’il stresse sur une des paroles ; C’est tellement beau et fragile que le public le ressent et chante encore plus fort le refrain. C’est vraiment un bel  hommage rendu à Johnny Hallyday qui a disparu depuis maintenant 4 ans. Cette chanson a un vrai pouvoir sur le public, qui n’arrête pas de chanter en même temps que François-Henri. C’est un moment de communion intense, de partage émotionnel palpable, entre toutes les générations présentes au concert.

Après de beaux applaudissements, François-Henri invite Leslie Medina (qui a assuré sa première partie) pour un duo su scène. Elle s’avance avec une petite robe blanche imprimée (raccord avec son costume) et des bottes noires. On la sent intimidée et fière à la fois de ce partage inédit. Mariage improbable de leurs voix autour du piano qui fonctionne pourtant à merveille. Cette première invitée sur scène en annonce bien d’autres, telles des surprises bien gardées. Mais auparavant, François-Henri continue sur la lancée des chansons calmes, avec 2 titres que j’aime particulièrement sur l’album. Tout d’abord, « Nuit Blanche », une chanson un peu périlleuse dans son répertoire, quand on connait l’histoire que cause cette nuit particulière. Moments suspendus, d’une incroyable fragilité, de sentiments mélancoliques et tristes à la fois mais avec beaucoup de pudeur. Pour une fois, le public se calme à point nommé percevant l’émotion de François-Henri. La voix tremble de façon imperceptible tout le long de la chanson. J’avoue avoir été secoué à ce moment du concert, d’autant plus qu’elle évoque la nuit de Décembre où a lieu cet évènement tragique. Un moment de gravité dans ce concert plutôt joyeux depuis le début et la demande de François-Henri qui demande l’aide du public pour terminer la chanson avec lui en dit beaucoup sur son état d’esprit. Ce côté sensible de François-Henri touche beaucoup.

Pour éviter de  tomber dans la dépression après cette chanson bouleversante, François Henri lance les hostilités avec sa chanson phare « Bombay Sapphire ». Elle est terrible cette chanson, car tout le monde la connait par coeur et la chante. Au piano, elle est porté par lui comme un porte-voix, une sorte de bannière style « We are the Champions » à la sauce François-Henri ! Cette alerte à la Bombay Sapphire, c’est vraiment très hot et le public se déchaine sur ce titre. Quand on l’entend en streaming, on se doute de son potentiel en live. Mais sur la scène des Etoiles, cette chanson se revèle être une bombe musicale, il le vivre pour le croire…. C’est ici l’autre moment clé de ce concert qui livre bien des surprises. Il se lève et se penche sur la scène pour haranguer le public sur le refrain. La légende de l’homme au piano debout comme l’était un certain Elton John prend absolument tout son sens. François-Henri se déchaine sur les touches blanches et noires, debout avec des lumières incandescentes sur lui et son piano. C’est un moment paroxystique qu’un artiste et son public recherchent et vivent sans limite aucune.

Ce concert est un ascenseur émotionnel, sans temps morts avec François-Henri qui maintient une énergie en scène sans faille. En parlant d’ascenseur, c’est le nom du prochain titre, un nouvel inédit (on est vraiment gâtés ce soir),  interprété à nouveau debout face au public. François-Henri chanteur jusqu’au bout, assumé comme tel, qui bouge comme personne, avec une choré toute personnelle où tous ses membres participent, les mains en l’air,  jambes comprises, tout bouge. Il vit ses chansons pleinement et ça fait plaisir autant à voir qu’à écouter. Une chanson qui parle de panne d’inspiration plutôt mal vécue, ultra rythmée et bien sur avec la mélodie qui va bien au piano, mais pas que. Il se penche vers la fosse et fait monter sur scène le chanteur Dani Terreur qui se saisit d’une guitare électrique pour nous délivrer un solo de guitare épique. Les lumières qui explosent sur scène, un Dani Terreur en transe sur sa guitare aux côtés de François-Henri sur son piano, c’est assez improbable  mais ça  fonctionne vraiment bien voire très incroyable à vivre.

C’est varié, c’est fougueux, ça donne la pêche, et je commence à me dire que tout ce concert a tellement été pensé comme une bombe scénique où l’ennui ne devait pas avoir sa place.

Nouvelle illustration avec l’artiste, Fils Cara, transfuge de l’émission The Artist et rappeur de première, qui rejoint François-Henri sur la scène pour une version particulière de  la chanson « Nouvelle Ville ».

« Nouvelle Ville » est à mon avis LA chanson de l’album qui est la plus percutante en termes de mélodie, de rythme et de story telling. J’avoue l’avoir passé en boucle pendant très longtemps au point de connaitre les mots par cœur. J’imagine que c’est le cas du public qui reprend de la même manière cette chanson très influencée Michel Berger au niveau mélodique. Toujours face au public, François-Henri n’a pas vraiment besoin de demander au public de chanter, car il le fait très naturellement avec ce tube. Au moment du refrain, toute la salle des Etoiles reprend à tue-tête et hurle beaucoup plus qu’il ne chante. Cette belle communion autour de « Nouvelle ville » est très plaisant à voir. Au milieu de la chanson, il se lève et on voit qu’il prend un super pied avec le public qui crie comme des fous. Il joue du piano debout  (vous avez la référence France Gall ?!) aussi comme un dingue, et déchaine le public. J’ai le cœur au bord de l’explosion tellement c’est intense. L’ascenseur émotionnel est au maximum, bien au-delà de la scène des Etoiles.

Fils-Cara et François-Henri

Pour bien achever d’enfoncer le clou, Fils-Cara vêtu d’un pull-over rouge du plus bel effet, monte sur scène et délivre une performance haute en couleurs sur la chanson « Nouvelle Ville » revisitée pour la circonstance. C’est inattendu, couillu et finalement ce remix version rap est vraiment excellent.

La fin du concert approche et c’est le moment où François-Henri remercie tous les gens, qui l’ont accompagné sur le parcours de cet album, son manager Baptiste, son producteur Marlon B, son attachée de presse Alice Casenave,  les équipes d’Auguri, d’ELP, la team Idol, Nagui et Leila de The Artist, bien sûr, et sa famille proche et sa femme sous les vivats de la foule.

Il manque tout de même une chanson, « Gibraltar », qui ferme la marche du concert. Il déclame « L’amour est mis à mort ce soir », sous la lumière rouge des Etoiles, donnant  une ambiance très spéciale, comme dans une scène tragique. François-Henri est très théatral dans ses gestes et le public reprend la chanson comme un seul homme pendant tout le concert. Le seul point qui m’a gêné est de ne pouvoir entendre la nuance des arrangements parmi le brouhaha, et d’un point de vue acoustique, certains sons étaient parfois inaudibles car saturés.

Cela n’a pas empêché François-Henri de bouder son plaisir et de descendre dans la fosse pour prendre un bain de foule bien mérité. A la fin de la chanson, un petit moment particulier très touchant avec une de ses plus jeunes fans, une petite fille qui n’a pas décollé son regard de la scène et qui est monté aux côtés de François Henri pour chanter quelques paroles de la chanson. C’était très mignon et j’imagine qu’elle a dû vivre intensément ce moment magique et surprenant. Elle a d’ailleurs  été très applaudie.

Le concert se termine avec un rappel mémorable sur la chanson «  Bombay Sapphire » en piano voix, où l’on sent que François-Henri lâche tous les chevaux et toute l’énergie dont il est  encore capable pour terminer en beauté. Les jeux de lumières sont vraiment incroyables pour ce rappel.

Il est difficile de résumer ce concert tellement il a été riche, avec une générosité musicale et scénique de la part de François-Henri qui ne s’est jamais démentie. Comme dirait l’expression, il a tout donné sur scène, il a vécu ce partage avec le public de façon époustouflante sans laisser une miette d’ennui s’installer. Enfin, et surtout, sa performance est à l’opposé de l’image tranquille et lisse de la cover rose bonbon de l’album. François-Henri est plus qu’un chanteur, un pianiste, un artiste bouillonnant : il a démontré ce soir qu’il était un vrai performer de la scène, embrassant tout l’amour du public pour mieux le lui donner.

Retrouver François-Henri sur les réseaux sociaux : InstagramFacebookYoutube

L’album « Nouvelle Ville » est disponible et en téléchargement sur Bandcamp.

Photos du concert à visionner ci-dessous (Copyright Astrid Souvray / Pirouettes Sonores – Tous droits réservés)

JON BATISTE AU DUC DES LOMBARDS (LIVE REPORT)

J’avoue ne pas savoir grand-chose sur l’artiste Jon Batiste jusqu’au soir du 4 juin 2021 quand l’émission Quotidien a la bonne idée de le  faire venir pour interpréter la chanson « I need you » en live (qui me fait swinguer sur mon canapé)  et surtout l’interviewer ( à revoir ICI) en tant que compositeur talentueux de la B.O. du dessin animé « Soul » signé  Disney avec lequel il a gagné l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure musique de film. Il présente également son album « We are » qui est disponible sur les plateformes digitales  en France.

Le personnage me séduit d’emblée : il est spontané, souriant, bouge comme personne, il donne la pêche, il respire la bienveillance et la musique transpire de sa personne. Durant l’interview, on apprend que son grand-père parlait français, et qu’il veut rendre plus actuel ce qui s’est fait ses 400 dernières années en musique. La musique est pour lui une langue universelle qui vient du fond du cœur, où tout le monde peut s’y retrouver. Quand on lui dit qu’il est ultra doué, il répond modestement qu’ il faut prendre le don qu’on a reçu à sa naissance, le transmettre aux gens et « se remuer un peu le derrière » !

Pour lui, le Jazz, c’est la vie, c’est ce qui se passe, c’est la spontanéité, quand  on rencontre une personne magnifique, on voit quelqu’un qu’on a jamais rencontré auparavant,  on a une super conversation avec elle, si on a une mauvaise journée, c’est ça le Jazz. Il a pour projet de monter une comédie musicale  sur Jean Michel Basquiat à Broadway. Il évoque également la fanfare de St Augustine High School qui figure  dans la chanson « We are ». C’est un lycée un peu spécial où la majorité des personnalités politiques, des musiciens, de grands entrepreneurs de la communauté noire de New Orléans sont passés par là.

 À 34 ans, Jon Batiste  a déjà un parcours atypique et riche. Diplômé de la prestigieuse Julliard School of Music, ce New-Yorkais – qui a d’ailleurs inspiré le personnage principal de Soul – est considéré comme le nouveau prodige de la musique. Jon Batiste sait tout faire : pianiste virtuose, compositeur, chanteur, chef d’orchestre, directeur musical, éducateur et personnalité de télévision, Jon Batiste a passé sa carrière à ramener la musique à ses racines : proche de son public. Il a développé une aisance dans la musique jazz et populaire en collaborant avec Wynton Marsalis et Prince. En 2015, il est nommé d’orchestre et directeur musical du talkshow « The Late Show With Stephen Colbert ». Un nouveau tournant s’offre à lui en 2020 en apparaissant à plusieurs reprises dans la bande originale du film d’animation « Soul » (Pixar), ce qui lui vaut de nombreuses récompenses aux Grammys, aux Golden Globes, aux BAFTA et bien d’autres, aux côtés de Trent Reznor et Atticus Ross.« WE ARE » (Verve Records), le dernier album studio de Jon Batiste parait en mars 2021.

Un opus qu’il proclame comme « le point culminant de sa vie jusqu’à aujourd’hui », hautement acclamé par le New York Magazine, Entertainment Weekly ou encore Forbes. Muni de ses cuivres et d’une voix groovy sans pareil, il affirme un projet rempli d’ondes positives dépassant les limites des genres musicaux du jazz et de la soul.

C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais de voir Jon Batiste sur scène à Paris. Quand la date du 14 octobre au Badaboum est tombée, c’était comme un espoir inattendu de le voir enfin en live. Mon ticket pris, j’ai compté les jours qui me séparait de ce concert tant désiré. Patatras, et O désespoir, quelques jours avant, son tourneur annonce l’annulation de la date. Cela n’empêche pas Jon Batiste de venir en France pour faire la promotion de son album, et en particulier du single We Are (Montmartre remix, ça ne s’invente pas …) sur lequel il chante en duo avec Abi Bernadoth (vainqueur de The Voice) qui a chanté également un titre sur la bande annonce du film « Soul ».

Il effectue depuis le 14 octobre sa promo à Paris en télévision  (C’est à Vous sur France 5) et en radio (TSF Jazz) qui m’apprendront qu’il envisage de faire un secret show à Paris, qui sera annoncé uniquement sur les réseaux sociaux. Autant dire que tel un petit Poucet, j’ai regardé pendant un moment les dits réseaux pour ne pas louper le concert de ce talentueux artiste. C’est finalement pas un mais 3 secrets shows qui auront lieu en une seule soirée, avec la complicité de son ami et artiste Jemel McWilliams.

C’est sur celui du Duc des Lombards (qui est l’un des premiers clubs qui  l’a accueilli en France), que je jette mon dévolu, après avoir eu la chance de m’inscrire (il a fallu être très  rapide) sur la guest-list du Duc ouvert spécialement pour cet évènement spontané. Il fallait aussi être assez accro à sa musique pour venir au Duc des Lombards passé minuit et écouter cet artiste singulier.

Bien m’en a pris, car cette soirée au Duc des Lombards s’annonce comme une pure folie. Alors que je m’attendais à un set somme toute classique piano/voix et chœurs, qu’elle ne fut pas la surprise pour le public de voir arriver le trompettiste  Ibrahim Maalouf (qui venait de terminer son set au Duc), le chanteur Matthieu Chedid à la guitare, accompagné de Tiss Rodriguez à la batterie, de Theon Cross au tuba et de deux créatures absolument divines aux chœurs, les artistes DeSz et Susan Carol.

Jon Batiste ne passe pas inaperçu : longiligne, coiffé de mini dreadlocks dressés sur la tête,  habillé pour la circonstance avec un pantalon rayé noir et blanc en satin, avec des bottines argentées, une chemise blanche et un blouson noir ajouré. Il s’installe naturellement au piano, son instrument favori, sur lequel ses longs doigts (et ses mains incroyablement longilignes)  glissent comme une vague sur la mer. Il est ultra souriant, visiblement très heureux d’être au Duc avec ses guests. Il dévisage avec curiosité  le  public venu spécialement le voir ce soir. Theon Ross, suivi par  Ibrahim Maalouf ouvrent le bal, puis ensuite par Matthieu Chedid à la guitare pour une intro musicale qui met toute suite dans l’ambiance. Le public est au taquet, et une multitude de téléphones portables se dressent, pour ne rien louper de ce moment mythique. La température dans le club commence doucement à monter.

Jon Batiste est certes  un virtuose sur son piano mais l’est aussi au contact des différents musiciens qui l’accompagnent ce soir. Il s’amuse comme un fou sur son piano, j’ai moi-même du mal à suivre ses doigts si rapides sur l’instrument, et pour tout dire, il  ne restera pas très longtemps assis sur son siège pour pouvoir profiter de chaque parcelle du concert. D’ailleurs, après avoir échauffé le public, le concert prends une autre dimension, quand il se met à chanter (une voix de dingue), qu’il mêle au gré des improvisations des solos au piano entre R&B, Soul et même un peu de Chopin ! Son visage est comme un livre ouvert : il regarde et reste connecté avec le public le plus possible, fait des grimaces, il se lève pour prendre son mélodica et entraîner le public à sa suite. Ne tenant plus, le public finit par se lever, à battre des mains,  à chanter en chœur sur Freedom et autres compositions que Jon Batiste nous donnent généreusement ce soir.

Copyright / Tous droits réservés : Astrid Souvray / Pirouettes Sonores

Pour autant, Jon Batiste sait laisser toute la place à Matthieu Chedid et sa guitare, ou à Theon Ross au tuba et sa comparse au saxophone pour des solos ébouriffants. Les moments  les plus  intenses viennent aussi de la participation de deux demoiselles, DeSz et Susan Carol qui officient aux chœurs, donnant une touche à la fois féminines et sensuelles, et toute sa vérité Soul aux morceaux joués avec ces messieurs. Jon Batiste nous laisse peu de répit en fait : nous vibrons tous au rythme des morceaux, de sa voix unique, des scats brillamment délivrés, des vibrations  intenses des solos de guitare électrique  improvisés par Matthieu Chedid, du souffle impressionnant du tuba de Theon Ross, des duels de vocalises Soul et mielleuses de DeSz et Susan Carol, et tout ce beau monde en se regardant d’un seul coup d’œil sait exactement où trouver sa place.

Le temps file vite, et après les présentations d’usage, Jon Batiste dont l’énergie semble sans cesse décuplée se lève, fend le public du Club  et entraîne avec lui musiciens et choristes dans la rue des Lombards. A ce moment précis, je crois que le concert est fini, mais en fait non. Comme s’il se sentait chez lui, à la Nouvelle-Orléans, Jon Batiste joue avec son mélodica, reprend Freedom et rassemble les  gens  dans la rue qui n’en croient pas leurs yeux et ni  leurs oreilles. Matthieu Chedid est souriant et médusé. Tout le monde dans le club se précipite dehors pour ne pas en manquer une miette. C’est comme si Jon Batiste voulait recréer le « Nola Spirit » (l’esprit de la nouvelle Orléans)  dans une fanfare Jazz improvisée, dans la plus pure  tradition des » Marching band » louisianais. Avec ses musiciens et choristes, il se déplace en tête du défilé, et entraîne qui veut bien le suivre  dans le rythme et la convivialité. Bientôt, un attroupement commence à grossir dans ce quartier de Chatelet qui ne dort jamais.

L’ambiance est totalement folle ! Des personnes qui ne connaissent pas l’artiste me questionnent et veulent savoir qui c’est. Je ne me fais pas prier pour lui faire sa publicité. Avant que cela ne devienne un rassemblement plus fou, Jon Batiste retourne dans le club. Le concert se termine sur une note plus douce par la magnifique reprise de Billie Holiday, « God Bless the Child », interprété au piano voix par DeSz avec Jon Batiste. C’est un moment de haute volée vocale, à la fois apaisant et puissant, et avec une sincérité qui touche au cœur. Je réalise à quel point je viens de vivre un concert très particulier, très vibratoire, et absolument unique. Il y a beaucoup d’amour qui a été partagé ce soir. J’ai du mal à redescendre.

Après le show, Jon Batiste répond aux sollicitations avec beaucoup de générosité et de bienveillance. Dans un élan que je ne maîtrise pas vraiment, je lui fait un hug, comme pour le remercier d’avoir partagé ce moment très particulier. Si je n’ai qu’un seul regret, c’est de n’avoir pas eu un duo et la présence d’ Abi Bernadoth  sur le titre « We are ». Mais  la performance de Jon Batiste a été tellement incroyable ce soir que je ne peux pas lui en vouloir. Indéniablement, Jon Batiste aime Paris et Paris le lui rend bien !

Découvrir les photos du concert (Copyright / Tous droit réservés : Astrid Souvray / Pirouettes Sonores) ci-dessous : (cliquer sur une photo pour faire défiler la galerie)

Retrouver Jon Batiste sur le web :

Site Internet / Facebook / Instagram / Twitter / Youtube

Jon Batiste a sorti récemment le single « Sing » en duo avec Tori Kelly :

Ce(ux) qu’il faut aller voir …

Après une période compliquée (et c’est un doux euphémisme), il est temps d’aller voir ce qui se passe dans le monde d’après et de revenir aux sources. Toute la filère musicale a besoin de soutien et ne pourra continuer qu’avec la participation du public que nous sommes. Profitons-en pour sortir, aller voir les spectacles et expositions nombreux cet automne. Il y a aussi de  belles découvertes musicales à faire.

Du 4 au 8 octobre – Le Montrouge Paris Guitar Festival 2021 / Salon de la belle guitare Montrouge

EVENT FACEBOOK / Infos et programmation : Site Paris Guitar Festival / Programmation Artistes 2021

Organisé par l’association éponyme Guitares Au Beffroi, amoureux de la guitare sous toutes ses formes, le Montrouge Paris Guitar festival est fait pour vous ! Ce festival international de guitares s’adresse « à tous ceux qui en pincent pour les cordes ». Présent sur une semaine, occupant les 4 étages du Beffroi de Montrouge, le festival présente, en soirée, 4 concerts de prestige et, en journée, le Salon de la Belle Guitare, un salon – exposition – démonstration de guitares d’artisans, luthiers sélectionnés pour leur savoir faire et leur production haut de gamme, avec 40 concerts de démonstration et 7 salles d’essais isolées.
Ce festival s’intéresse à tous les styles de guitares, acoustiques ou électriques, (du classique au rock en passant par le jazz, le flamenco, la chanson, le country blue grass, etc.) et de manière plus élargie, aux cordes pincées en tous genres (oud, banjo, ukulélé, mandoline, etc.) ainsi qu’aux fabricants d’amplis, micro, médiators, etc. Vous pourrez vous rendre également au SALON DE LA BELLE GUITARE, qui aujourd’hui, en France, est le plus grand rassemblement international de luthiers guitare : 3 salles d’expositions, plus de 100 exposants venus du monde entier, 50 concerts de démonstration, ateliers-rencontres, conférences, zones de test, salles d’essais isolées, etc. 

Le Jeudi 14 octobre – Jon Batiste au Badaboum Paris

NDLR le 7 octobre 2021 : nous venons d’apprendre par le tourneur AEG que le concert est ANNULÉ. Nous vous tiendrons informé en cas de nouvelle date parisienne.

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Pianiste virtuose, chanteur, chef d’orchestre, éducateur et personnalité de télévision, Jon Batiste a passé sa carrière à ramener la musique à ses racines : proche de son public. Il a développé une aisance dans la musique jazz et populaire en collaborant avec Wynton Marsalis et Prince. En 2015, il est nommé d’orchestre et directeur musical du talkshow « The Late Show With Stephen Colbert ». Un nouveau tournant s’offre à lui en 2020 en apparaissant à plusieurs reprises dans la bande originale du film d’animation « Soul » (Pixar), ce qui lui vaut de nombreuses récompenses aux Grammys, aux Golden Globes, aux BAFTA et bien d’autres, aux côtés de Trent Reznor et Atticus Ross.« WE ARE », le dernier album studio de Jon Batiste parait en mars 2021.

Un opus qu’il proclame comme « le point culminant de sa vie jusqu’à aujourd’hui », hautement acclamé par le New York Magazine, Entertainment Weekly ou encore Forbes. Muni de ses cuivres et d’une voix groovy sans pareil, il affirme un projet rempli d’ondes positives dépassant les limites des genres musicaux du jazz et de la soul.

La venue de ce pianiste et jazzman de génie à Paris s’annonce forte en émotions et en groove !

Le Mercredi 20 octobre – Dominique Fils-Aimé au New Morning Paris

EVENT FACEBOOK / Réservation ouverte

J’ai découvert Dominique Fils-Aimé au festival Aurores Montréal en 2019, et cela a été un vrai et fort coup de foudre musical ! C’est pour moi, une des dignes héritières de grandes dames du Jazz que sont Billie Holiday, Etta James ou Nina Simone. Son superbe album « Stay Tuned » a accompagné avec beaucoup de douceur mes longues soirées d’hiver et de confirnement.

Cette chanteuse et auteure montréalaise de parents haïtiens caresse le Blues et la Soul avec beaucoup d’élégance. Dominique Fils-Aimé présente « Three Little Words », le dernier chapitre de sa trilogie inspirée par les héritages de la musique Afro-Américaine. Des tons minimalistes blues de son premier opus en passant par les couleurs jazz du second, son dernier album paru en février 2021 explore la palette émotionnelle de la musique soul d’hier à aujourd’hui.

Après avoir fait une entrée remarquée sur la scène musicale en 2018 avec « Nameless », Dominique Fils-Aimé a dévoilé « Stay Tuned! », deuxième album de sa trilogie en février 2019 sous l’étiquette Ensoul Records. Cet album incontournable a remporté plusieurs prix dont le JUNO pour le meilleur album de jazz vocal canadien, le Félix de l’album jazz de l’année au Gala de l’ADISQ au Québec, en plus de se retrouver sur la prestigieuse courte liste du Prix Polaris sur lequel elle se retrouve à nouveau avec son tout dernier album, « Three Little Words ». Ce dernier a été nominé dans les catégories ‘Album anglophone de l’année’ et ‘Réalisation de disque de l’année’ au Gala de l’ADISQ 2021.

Sur scène, que ce soit au Canada, en Europe ou aux États-Unis, Dominique Fils-Aimé séduit partout où elle passe grâce à son charisme et à sa voix suave et feutrée.

Le Mardi 2 novembre – Bernhoft au Café de la Danse Paris

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Découvert sur la scène de l’EMB Sannois dans un concert mémorable en 2012, je n’ai jamais décrochée de la musique de Bernhoft depuis. Ses plus grands titres tels que « Streetlights », « Choices », « C’mon Talk » ou « Stay With Me » ont accompagnées mes nuits sans discontinuer. Il est vraiment très difficile de ne pas résister à sa puissance vocale unique, groovy et chaleureuse. Le personnage est lui très singulier, avec une bonne dose d’humour, c’est un artiste hyper connecté avec son public, féru de musique soul 60s et 70s, multi-instrumentiste de talent, dont la musique live est une déflagration sur scène.

Sa musique est un savant mélange de groove R&B bouillonnant et de puissants refrains pop. Après avoir fait parti des groupes Explicit Lyrics et Span, Bernhoft s’épanouit en solo depuis 2008 et est devenu un personnage phare de la scène musicale norvégienne. Bernhoft de son vrai nom Jarle Bernhoft est né le 27 juin 1976 à Nittedal en Norvège. Il réside aujourd’hui à Oslo. Il joue de plusieurs instruments, chante et compose en anglais. Au milieu des années 1990, il rejoint le groupe local Explicit Lyrics avec lequel il sort trois albums. Par la suite, Bernhoft forme Span et obtient le succès en Norvège. Malheureusement la carrière du groupe ne décollera pas à l’international et celui-ci se séparera. Le 1er septembre 2008, Bernhoft sort son premier album solo : Ceramik City Chronicles, qui sera suivi par l’album 1:Man 2:Band, dont la moitié des pistes proviennent d’enregistrements d’un concert solo donné au Kampen Bistro, un café jazz d’Oslo.

Son deuxième album solo, Solidarity Breaks, est sorti en 2012 en France et il fait à cette occasion la première partie des concerts de Ben L’ Oncle Soul. En 2014, il effectue son premier passage au mythique festival Glastonbury et se produit sur BBC One avec sa chanson « Wind You Up ».  Par la suite, il réunit autour de lui un groupe (The Fashion Bruises) pour l’album Humanoid, avec la volonté de créer un son authentique et une œuvre brillante, lumineuse et insolente. Et la voix de Bernhoft n’a jamais aussi bien sonné ! Et sur scène, les chansons prennent réellement vie, faisant lever et danser le public. Telle est la connexion que souhaite établir l’artiste avec le public. Enfin, on notera que Bernhoft a effectué des collaborations avec des artistes comme Hanne Hukkelberg ou Dadafon. Il est apparu également avec le groupe Green Granadas sous le pseudonyme Hot Rod.

Trois années se sont écoulées depuis son album « Humanoid », et il revient en pleine forme avec son nouvel album « Dancing on my knees » publié le 10 septembre dernier. Neuf nouveaux titres qui confirment la puissance Soul vocale et musicale de Bernhoft, avec de futurs hits en puissance comme les titres « All My Loving », « Put Your Mojo On » ou encore « Opinionate ». Bernhoft est un maître dans l’art de savants mélanges entre des mélodies irrésistibles et délicates, à la fois pop et R’n’B très calibrées et des sonorités grooves imparables et indélébiles dans les oreilles.

Bref, si vous êtes amateurs de musique soul et R&B, vous ne serez pas déçus en allant le voir sur cène avec ses nouveaux titres !

Le Samedi 6 novembre – Guilhem Valayé et CENDRAR Bateau El Alamein Paris

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Un peu de chanson française avec l’artisan funanbule Guilhem Valayé en solo (echappé du groupe eponyme 3 Minutes sur Mer) et le duo formé par Franck Pech (auteur), Fred Métayer (compositeur) à l’origine du projet CENDRAR. Si vous êtes un amoureux des mots, des notes acoustiques et des coups de pinceaux qui vous emmène sur le chemin de la poésie, des textes ciselés, et de la chanson française dans ce qu’elle a de plus beau, alors venez et faites venir à ce concert qui promet de beaux moments d’émotion.

Le projet CENDRAR, publié en 2015, est le fruit de la rencontre de trois artistes : Franck Pech, Fred Metayer et André Palais. Ils donnent naissance à un livre-audio, mettant au jour la ville CENDRAR, peuplée d’histoires, d’histoires sans joie.  D’une mère célibataire neurasthénique, d’un brasero au bord de la crise de nerfs. On prend l’eau, jusqu’à ce qu’un  pyromane de ville marchande ne vienne tout emporter. Même si on se laisse bercer par cette poésie des ruines,  où la lampe de chevet,  le jean’s seconde main,  la canette de Red Bull et nos chaussettes orphelines offrent leurs derniers chants.

« De courts textes comme autant de balles percutants notre poitrine. Des mots agrémentés de dessins en noir et blanc réalisés à la peinture et représentants des scènes des années 60. Des têtes sans visage ou au contraire pleines d’expressions, une Cadillac avant et après un accident de la route, toute une imagerie nous rappelant que nous ne sommes que des fantômes de passage dans un monde d’adversités…. “Cendrar”, c’est d’abord un recueil de textes poétiques ayant pour fil conducteur la révolte, plus ou moins violente, contre une société qui se déshumanise peu à peu. Une sorte de pamphlet nous invitant à nous réveiller d’un rêve commun ... “Cendrar” est un véritable régal pour les sens. Des textes emprunts d’une poésie du quotidien à lire et à écouter, des pages glacées, l’odeur du papier, il ne manque que le goût (il va falloir bosser ça pour le prochain opus…). Le trio Franck Pech , Fred Metayer et André Palais nous offre donc un quasi-sans-faute. – Les petites chroniques d’Edelric« .

CENDRAR est à écouter, et se procurer sans tarder sur Bandcamp et le site LAMAO Editions.

Une voix grave légèrement écorchée, une guitare sèche, et des mélodies acoustiques douces sur des textes empreintés de gravité : Guilhem Valayé, est d’abord un auteur-compositeur-interprète, issu du groupe de chanson française, 3 Minutes sur Mer avec lequel il a évolué pendant quelques années. En 2015, il fait une incursion télévisuelle en participant à un télécrochet bien connu, qui le conduit en première partie de Zazie à L’Olympia ou encore sur la scène des Folies Bergères dans le spectacle Les Souliers Rouges (créé par Marc Lavoine). Après la fin du groupe 3 Minutes sur Mer (et la publication de 3 albums, dont le très bel opus « L’endroit d’où l’on vient »), il décide de se lancer en solo.

En 2017, il sort un premier titre en vidéo : « Balcon », à la suite duquel il donnera plus de 150 concerts en solo (chronique à lire ICI). En 2021, il est le lauréat du prix Grand Zebrock 2021 qui l’amène sur la scène de la Fête de l’Humanité en juillet dernier. Pour l’occasion, il sort de sa zone de confort « chanson française », en reprenant un ancien titre de l’artiste My Brightest Diamond qu’il affectionne particulièrement. Cette sublime chanson, c’est ‘I have never loved someone’ qu’il livre en session acoustique, à découvrir ICI. Il prépare actuellement un premier EP à venir fin 2021/début 2022.

Le Mardi 30 Novembre – Gunwood à la Maroquinerie Paris

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Je l’avoue, je suis totalement fan de ce groupe depuis leurs débuts en 2016, alors qu’il s’appelait encore Gunwood Circle, sur cette petite scène intimiste des 3 Baudets, puis en première partie de Hugh Coltman au Trianon en 2017. Ils ont fait du chemin depuis en France comme en Europe, sur la scène de grands festivals. Gunwood est un groupe qui se révèle sur scène, très energique et très mélodieux à la fois, dans un univers musical oscillant entre folk, blues et rock’n’roll et très influencé par la musique irlandaise.

Gunwood, ça pourrait être l’univers West Coast des pionniers n’oubliant pas leur Irlande natale. De ses croisements rock et folk, de son blues teinté d’influences celtiques, Gunwood tire un son rocailleux et diablement efficace. Le trio sort un premier album, Traveling Soul (2018), où sonnent le banjo, les harmonies vocales, les guitares folks et saturées avec une énergie sans pareille. L’âme de Gunwood s’exprime avec intensité sur scène et, après plus de 120 concerts avec Traveling Soul, ils reviennent à la Maroquinerie vous présenter leurs nouveaux titres. Leur prochain album est prévu pour la fin d’année 2021. Le titre « YE JACOBITES BY NAME », est le premier extrait de leur nouvel album, disponible sur les plateformes digitales. C’est un traditionnel écossais revisité par GUNWOOD, une sorte d’hommage à une musique qui leur est chère, à streamer ci-dessous :

A chaque fois, leur musique réchauffe l’âme et nous emmène très loin hors de nos contrées. Si vous voulez voyager, Gunwood vous donne rendez-vous sur la scène mythique de la Maroquinerie, à ne manquer sous aucun prétexte !